Archivos Mensuales: diciembre 2013

Josefa Tolrà (1880-1959) Dessin de forçe fluidique

Brève histoire)
A l’occasion d’une session spéciale, réservée à des invités, la Sala Gaspar de Barcelone inaugure, au début de l’année 1956, une des dessins de Josefa Tolrà. Une activité programmée par les amis du Club 49, amateurs de la clandestinité et des labyrinthes de l’inconscient. Artistes, mécènes, critiques et amis se réunirent pour visionner et admirer les dessins d’une femme quasiment octogénère, inconnue des milieux académiques et culturels, qui dessine des figures mystérieuses en état de transe. L’exposition est noturne, privée et courte. Une occasion exceptionnelle pour un personnage inédit.
Josefa Tolrà, “la merveilleuse dessinatrice Pepeta Tolrà de Cabrils”, comme la décrit le critique Alexandre Cirici-Pellicer, est un personnage fascinant parmi les artistes du groupe Dau al Set et les membres du Club 49. Une artiste autodidacte qui commence à dessiner à ses 70 ans, sans soif de notoriété, loin du monde officiel de l’art, proche de l’univers astral.
Juan Brossa est l’un de ses admirateurs. Le poète sent une véritable complicité avec la nature surnaturelle, à la fois modeste et réelle, de la médium, un mélange paradoxal. JosefaTolrà peut voir l’aura des gens, débattre philosophie ou de la théorie de la couleur, écrire des textes longs et énigmatiques en castillan (langue qui lui est quasi inconnue) et dessiner des personnages avec des visages d’une énorme profondeur existencielle. Les dessins, autant que les textes, font partie d’un monde qui répondent à ses états des transe, quand elle rencontre les voix ou apperçoit des êtres en état d’apesanteur dans des flux d’énergie cosmique : “les personnages fluides”.
Entre 1944 et 1959, l’artiste de Cabrils (Barcelone) réalise presque une centaine de dessins, écrit et illustre de nombreux livres, compose des poèmes, transcrit des textes, brode des châles avec des filigranes fluidiques, rédige une biographie et porte soin à ses voisins en tant que médium guérisseuse. C’est une femme douce et gentille, d’origine modeste. Une femme qui n’a pas fait d’études, qui commence à dessiner et écrire comme antidote à la tristesse et à la depression. La douleur lui ouvre l’accès à elle-même, commence à interpeler les voix qui murmurent autour d’elle, prend note de leurs diktats. Des êtres inconnus dialoguent avec Josefà et elle transcrit une partie de leurs discours dans des cahiers à la calligraphie élaborée et au trait assuré, des textes qui dessinnent des forces fluidiques sur le papier à la manière de calligrammes magiques.
En peu de temps, la medium devient populaire parmi artistes, poètes et amis qui lui rendent visite dans sa maison de Cabrils, parmi lesquels Villèlia. Ils admirent les visions cosmiques de ses dessins et s’étonnent de ses discours. Joan Brossa maintient un lien très spécial avec la médium et, à de nombreuses occasions,il se souvient d’extraordinaires moments de transe créative de Josefa Tolrà.

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El jardín secreto

Daniel Bonet
(…)

En ciudades modernas como Londres, Paris o Nueva York proliferaban los círculos dedicados al Ocultismo, donde se mezclaban pretendidas enseñanzas esotéricas con la astrología y las más diversas mancias. Recordemos en este sentido que el escritor Arthur Conan Doyle, creador del celebre personaje Sherlock Holmes, fue un gran defensor del espiritismo tras la muerte de su hijo. Esa circunstancia, la pérdida de un ser querido y el deseo de comunicarse con él, parece que también pudo darse en el caso de JT.
Las tradiciones espirituales de Oriente empezaron igualmente a suscitar interés, aunque debido a la distancia geográfica y cultural, eran mal conocidas e interpretadas. El Teosofismo, fundado por HP Blavatsky, una rusa que había ejercido de médium en El Cairo y afirmaba estar en contacto con maestros secretos del Himalaya de quien recibía mensajes, se iba extendiendo. La Antroposofía de Rudolf Steiner , menos orientalista, se basaba en la obra científica de Goethe. Ambas escuelas sostienen que la realidad está constituída por diversos planos de mayor o menor sutilidad.
A principios del siglo XX, Cataluña no era ajena a esas corrientes ocultistas. Se publicaban libros de estos temas, se conocía el espiritismo y existían logias masónicas y grupos teosofistas. Parecía haber una necesidad vital de misteriosos bosques nocturnos bajo el brillo de la luna. La propia obra arquitectónica de Gaudí, telúrica y vegetal, así parece expresarlo.
¿Conocía JT estas teorías y le ayudaron a plasmar sus dibujos? ¿O bien buscó esos conocimientos a posteriori, para mejor entender sus visiones? Poco sabemos respecto a sus lecturas o personas que pudieron influenciarla en este sentido. Pero sí aparecen en sus anotaciones frases y definiciones que sugieren que efectivamente había un cierto conocimiento de tales cuestiones.

(Fragmento, artículo de catálogo)

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Exposition et catalogue. josefa Tolrà

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L’exposition propose une présentation large et inédite des dessins et des écrits de Josefa Tolrà. Un événement important pour la singularité des travaux et leur capacité à établir de nouvelles lectures critiques sur l’idée de l’art et la condition psychique de ses sources. Le titre présente le personnage (JT), le support créatif fondamental (dessin) et le caractère médiumnique de sa production (elle-même intitule les dessins et les personnages par le terme “force fluidique”).
Nous avons retrouvé et répertorié plus de 50 œuvres faites de matériaux et techniques différents. Egalement, plusieurs carnets de textes et d’illustrations ainsi que des châles brodés de dessins fluidiques. Les œuvres et les documents appartiennent à différentes collections privées et 3 musées publics détenant des collections d’art contemporain international (LaM, Macba, Mncars). Ce matériel permet de décrire et d’analyser l’héritage d’une artiste inclassable que l’imprévisible postérité fait émerger de l’oubli.
Au cours des dernières années, certaines expositions et textes critiques ont abordé les questions qui mettent en relation l’art et l’occulte depuis l’avant-garde ou qui démontrent le rôle de vraies doctrines occultes ou spirituelles dans la création de l’art abstrait ou figuratif, du symbolisme à nos jours. Les relations entre l’art occidental et l’occulte ou le surnaturel, les productions artistiques liées à l’intérêt ou aux expériences qui ont trait au magique ou à l’hermétique ont généré de nouvelles lignes de lecture critique sur l’art contemporain de grand intérêt pour notre débat actuel sur l’art et la culture.
JT, plus qu’une représentante des modèles de l’art brut, nous offre une extraordinaire opportunité d’investiguer les paramètres de lectures très actuelles qui émergent dans de récentes expositions et discours critiques. Analyser la réception de ses dessins et des expériences entre artistes et critiques à partir d’une lecture historique d’exemples antérieurs et internationaux et également dans le cercle de l’art barcelonais des années. Générer une analyse critique et poétique (politique) sur le caractère de “médium” de ce personnage et sa situation avec une légende commune à d’autres femmes artistes qui relient leur production aux expériences psychiques et le processus identitaire et vital.

En définitive, nous souhaitons analyser et interpréter l’exploration et la représentation de l’Invisible à partir de l’expérience des médiums et l’existence d’un fluide vital qui se communique dans la production artistique.

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Mantones bordados

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| TEIXIR ELS FILS | espai 4
sedes, brodats, flors, espirals, figures, misteris
De la mateixa manera que dibuixa, sense esboç previ, Josefa Tolrà també fa brodats. Els motius i les senefes es configuren a cada puntada, com a resultat de les indicacions que ella pressent i trasllada a la tela. De vegades, en aquesta diligència exclama: ‘mira què em fan fer!’ Com altres dones que han respost al seu potencial psíquic a través de dibuixos i teixits, canalitza els missatges que arriben de la dimensió multisensorial amb acurada laboriositat femenina i doméstica.
Sempre a casa i amb la familia, poc donada a sortir ni perdre el temps, Josefa Tolrà seu en una petita cadira per brodar. No és una dona excèntrica ni pateix exclusió social, és una persona familiar i perseverant que passa les hores acompanyada dels seus “germanets”. Linía a línia, dia a dia, durant tota una vida, sempre amb els mateixos moviments, cada puntada és obrir els ulls a una profunda dimensió mes enllà de les coses, el temps i l’espai. Les filigranes i figures de seda tenen la marca de la gran tradició ornamental de tots els temps i una bellesa universal que ens captiva.

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Escenas bíblicas, figuras de Jesús, alegorías místicas

| FER EL SILENCI | espai 3
escenes bíbliques, figures de Jesús, apóstols, madones

Josefa Tolrà és una dona creient, pietosa i caritativa que segueix els dictats dels “mensajeros de la buena voluntad” i el “divino maestro Jesús”, com ella els descriu. Cristiana i espiritista, ajuda als seus veins invocant el bon Déu i aconsella herbes curatives als malalts.
Molts dels dibuixos refereixen la seva visió de la espiritualitat en figures de Mare de Déu, rostres de Jesús, temes bíblics i al.legories místiques. La escena del Sant sopar o la evocació de l’Edén son imatges d’estraordinària bellesa i acurada plasticitat. El traç del dibuix, la sopreposició de la pinzellada, la creació espacial o els detalls de les figures i els ornaments ens recorden el llenguatge dels brodats femenins, les tradicions ancestrals i les iconografies universals. Cada imatge és una trama de signes i símbols primigenis i sagrats, plena de detalls que cal mirar en la distància més curta per apreciar la seva profunditat. Els personatges sempre porten la testa coberta, signe de personalitat, només la figura de Jesús va sense barret, ell “no ho necessita”, comenta Josefa.

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Apuntes biográficos, Josefa Tolrà

Con 60 años empieza a hacer garabatos con una libreta y un bolígrafo. Garabatos y más garabatos, como una escritura automática. Llena varias libretas con estos extraños símbolos que poco a poco van evolucionando. Finalmente los grafismos se convirtieron en formas definidas. Escribe e ilustra una gran cantidad de libretas con mensajes comunicados directamente por “los seres de luz” y, en muchas ocasiones firmados también por ellos. Lo más sorprende es que nuestra protagonista nunca salió de Cabrils, solo en una ocasión para ir un día a Badalona a visitar una médium. No tenía acceso a libros, ni cursó estudios, pero en sus libretas escribe poesías, habla de ciencia, de lugares lejanos (como por ejemplo el Líbano) o de hechos históricos. Estos textos los acompaña de sorprendentes y maravillosos dibujos. Algunos representan escenas cotidianas, otros retratos de personajes como Marconi, Jacint Verdaguer o Napoleón Bonaparte.

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Exposition et catalogue. L’art et l’occulte: Josefa Tolrà

L’exposition propose une présentation large et inédite des dessins et des écrits de Josefa Tolrà. Un événement important pour la singularité des travaux et leur capacité à établir de nouvelles lectures critiques sur l’idée de l’art et la condition psychique de ses sources.
Le titre présente le personnage (JT), le support créatif fondamental (dessin) et le caractère médiumnique de sa production (elle-même intitule les dessins et les personnages par le terme “force fluidique”). Nous avons retrouvé et répertorié plus de 50 œuvres faites de matériaux et techniques différents. Egalement, plusieurs carnets de textes et d’illustrations ainsi que des châles brodés de dessins fluidiques. Les œuvres et les documents appartiennent à différentes collections privées et 3 musées publics détenant des collections d’art contemporain international. Ce matériel permet de décrire et d’analyser l’héritage d’une artiste inclassable que l’imprévisible postérité fait émerger de l’oubli. La lecture critique veut également interpréter le facteur légitimateur de l’art autant que l’incidence des langages non orthodoxes sur l’histoire de l’art international (art des femmes, arts des primitifs d’aujourd’hui, art des malades mentaux, art populaire etc.).
Au cours des dernières années, certaines expositions et textes critiques ont abordé les questions qui mettent en relation l’art et l’occulte depuis l’avant-garde ou qui démontrent le rôle de vraies doctrines occultes ou spirituelles dans la création de l’art abstrait ou figuratif, du symbolisme à nos jours. Les relations entre l’art occidental et l’occulte ou le surnaturel, les productions artistiques liées à l’intérêt ou aux expériences qui ont trait au magique ou à l’hermétique ont généré de nouvelles lignes de lecture critique sur l’art contemporain de grand intérêt pour notre débat actuel sur l’art et la culture.
JT, plus qu’une représentante des modèles de l’art brut, nous offre une extraordinaire opportunité d’investiguer les paramètres de lectures très actuelles qui émergent dans de récentes expositions et discours critiques. On se souvient de la relation entre medium et artistes dans la Maison de Victor Hugo, ou les Surréalistes et l’Anarchie, des projets comme “The message”. Art and Occultismo ; la relation entre science, art et phénomènes qui échappent à la raison, l’Europe des Esprits ou la fascination de l’occulte, 1750-1950, les chemins d’accès à l’inconnu, art et science, l’âme au corps, art et sciences, 1793-1933 : le lien entre art occidental et spiritualité depuis le 19ème siècle, Traces du sacré ; les femmes artistes et leur relation à l’alchimie et l’ésotérisme, telles que Remedios Varo o Emma Kunz ; l’importance de l’acte de dessiner comme antidote psychique en cas de dépression, des cas comme Unica Zürn ou Louise Bourgeois, les oeuvres récemment découvertes de Hilma af Klint, les contemporains de l’avant-garde la plus en vue ; la production “Myrinerest” de Madge Gill.
En définitive, nous souhaitons analyser et interpréter l’exploration et la représentation de l’Invisible à partir de l’expérience des médiums et l’existence d’un fluide vital qui se communique dans la production artistique.

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Espiritismo y acción social

Gerard Horta
(…)
El món dels esperits és un món conflictiu: la manera com es manegen aquests conflictes esdevé una pauta per actuar sobre els conflictes terrenals. Les transformacions operen llavors a tres bandes: en el pla dels esperits; en el de l’interior dels espiritistes –i en les relacions que mantenen entre ells–; i en el de la seva acció social, sota l’aixopluc conceptual de l’apel·lació a déu mateix (situat “més enllà”), a la fe, la raó, l’amor, la caritat, la solidaritat i la justícia. Remetre a déu té el sentit de justificar les necessàries transformacions individuals i col·lectives, però coherentment amb el sistema espiritista aquestes tenen lloc en el pla terrenal dels “vius” i a més, a continuació –quan un traspassa–, en el pla invisible dels “desencarnats”, que poden visibilitzar-se i fins materialitzar-se en les sessions mediúmniques (cosa que “demostren” mitjançant l’extracció de motlles de les entitats aparegudes, constatant-s’hi un cop més la condició materialista de l’espiritisme). Això els diferencia de les pràctiques terrenals de les organitzacions polítiques i sindicals: els espiritistes defensen que continuen organitzant el combat “a l’altra banda”. Certament, als màxims períodes d’efervescència social a la Catalunya del XIX –política, sindical, cultural, associativa–, l’espiritisme s’expansiona amb una força inqüestionable (1868-1874; 1880-1902; i 1931-1939), amb centenars de centres i publicacions (a baix preu i de tiratges massius), constituint-se com un sistema referencial propi de les classes subalternes.
El “sagrat espiritista” esdevé una potència popular l’acció de la qual es dirigeix al terreny en què la fe és, “abans de res, un impuls per actuar” i posar en entredit les regles dominants: és un moviment socioreligiós salvífic que qüestiona el sistema humà i còsmic admès fins aquells moments, per això assegura que cal salvar les persones, no pas la societat (el que n’ha de néixer és una societat nova basada en altres principis de justícia, amor, igualtat, etc.). La laïcitat espiritista opera en el sentit de representar la societat com a sagrada, la qual cosa justifica la necessitat d’autotranscendència col·lectiva –la societat prenent consciència de si mateixa– a partir de la potencialitat del coneixement i l’experiència de cada persona i del reconeixement de les transformacions que això implica en les relacions entre els actors socials: aquí rau el pas de l’individualisme als projectes socials col·lectivistes. És tan important l’assumpció del model empiricopositivista dominant al XIX com els lligams d’una part del moviment amb cercles pedagògics vinculats a l’ensenyament escolar dins l’agrupament anticlerical i reformador de l’ordre sociopolític, amb un caire clarament lliurepensador: republicans, catalanistes, federalistes, socialistes i fins –i sobretot– anarquistes. Un element central afecta la presa de consciència de les dones treballadores entorn de la necessitat de superar la condició de submissió a què estan sotmeses: així engeguen associacions diverses, publicacions escrites per dones, xerrades i conferències amb dones anarquistes i amb maçones. I esbomben que sense l’alliberament de tothom, homes i dones, no és possible l’alliberament de les dones treballadores.

(Fragmento, artículo catálogo)

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El jardín del Edén

Sobre la obra ‘Adán y Eva’ de Josefa Tolrà
Daniel Bonet

(…)
El conjunto dedicado al Jardín del Edén –recordemos que paraíso deriva de paradeisos, palabra persa que significa jardín- muestra un silencioso ensamblaje de energías que fluyen armónicamente. Hay pájaros y otros nobles animales como el león, el pavo real y el perro. Los rostros de Adán y Eva son jóvenes y transmiten serenidad; él quizá más ensimismado, ella esbozando un leve intento de comunicarnos algo. Sus cuerpos son casi transparentes. Ambos sumidos en un sueño atemporal del que sin embargo despertarán, pues el “Arbol de la ciencia del bien y del mal” se yergue entre los dos y la serpiente se acerca sinuosa.
Hay una visión esotérica del Paraíso terrenal que sugiere que éste estaba situado en un plano espiritual o arquetípico, según la concepción platónica. Las formas, aunque concretas, no eran materialmente rígidas sino etéreas y luminosas. La expulsión del jardín edénico cabe interpretarse en este sentido como un descenso a la materialidad (se lee en el Génesis que al verse desnudos tuvieron que “cubrirse con pieles de animales”, es decir, adoptaron un cuerpo denso), así como una caída en la temporalidad.
En las visiones espirituales de AC Emmerick, recogidas por el poeta romántico Clemens Brentano, encontramos sorprendentes revelaciones sobre el Paraíso. “Hay una muralla en torno del Paraíso de gotas de agua que forman toda clase de figuras y de flores, como se suelen ver en los tejidos y bordados.(…) Adán y Eva eran como dos niños inocentes, maravillosamente hermosos y nobles, cubiertos de luz como si fuera un vestido fluorescente. (…) He visto como recorrían por primera vez el Paraíso terrenal. Los animales les salían al encuentro y les servían y acompañaban. He visto que tenían más relación con Eva que con Adán. Me parecía que Eva tenía más contacto con la tierra y las criaturas de la naturaleza; ella miraba más hacia abajo y en torno suyo y se manifestaba más curiosa e investigadora. Adán era más silencioso y más dirigido hacia su Creador que hacia las criaturas”.
Cuentan que el pintor y poeta visionario William Blake vislumbró fugazmente el Paraíso en su pequeño jardín londinense. También parece que Josefa Tolrá, en la quietud de su casa de Cabrils, descubrió un jardín secreto y nos habló de él a través de sus poéticos dibujos.

(Fragmento, artículo de catálogo)

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Exposición de dibujos, textos y bordados de Josefa Tolrà

Una iniciativa de: ACM Associació per a la Cultura i l’Art Contemporani | Organització i producció: Direcció de Cultura. Ajuntament de Mataró

Recerca, documentació i catalogació: Pilar Bonet, Sandra Martínez, Dani Montlleó, Eulàlia Salvador | Curadora de l’exposició: Pilar Bonet

Producció: Gisel Noè | Vídeos: Jordi Cuyàs, Deliris | Interactius: Cristian Jeronimo, Fèlix Sainz | Servei educatiu: Les Salonnières

Agraïments, Maria Tolrà, Família Lladó Tolrà, Sígfrid Galbany, Toni Lloret, Família Villèlia, MACBA Museu d’Art Contemporani de Barcelona, MNCARS Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Activitats a l’entorn de l’exposició | Visites comentades. A càrrec de Pilar Bonet, curadora de l’exposició
8 de gener / a les 8 del vespre
21 de març / a 2/4 de 12 de la nit
[Després de la visita comentada, conversa amb una mèdium, prèvia invitació]

Presentació del catàleg. A càrrec de Pilar Bonet, María José González i Gerard Horta, professors de la Universitat de Barcelona
21 de febrer / a les 7 de la tarda

Direcció de Cultura de l’Ajuntament de Mataró
937 582 361 / cultura@ajmataro.cat

Del 21 de desembre de 2013 al 30 de març de 2014

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exposición ‘josefa tolrà. Dibujo fuerza fluídica’

Exposición, sala 5: dibujos de fantasías astrales, planetas, aerolitos y seres de luz de Josefa Tolrà

| TANCAR ELS ULLS | espai 5
éssers de llum, mèdiums, fantasies astrals, planetes, aeròlits

Josefa Tolrà veia l’aura de les persones. Ella coneixia que dessota l’aparença material hi ha un món interconnectat que emergeix i es transforma des de les connexions còsmiques. Hi accedia a través dels guies espirituals i només amb propòsits dignes i amb elevada vibració. Josefa, amb el do de la imatge i el verb, arribava a la comprensió mística del sentit de la vida i aconseguí així reconfortar-se en el dolor per la pèrdua dels éssers estimats.

Els dibuixos de planetes, fades, àngels i figures evanescents són captivadors i mistèrics, basats en la grafia de cercles dinàmics que es ramifiquen i enrosquen sobre sí mateix. Una expressió visual afí a les visions del seu trànsit mediúmnic, de la connexió que Josefa establia entre el món material i l’astral. El dibuix flueix sense conceptualització prèvia, quan l’autora estava en estat de buit. Són psicografies que transmeten el missatge dels éssers de llum i que cal llegir defora la interpretació iconogràfica tradicional. Veiem figures transparents, éssers astrals, visions panetàries, mirades de mèdiums, genis, aeròlits espacials o deesses del foc. Allò que la raó nega i els seus ulls delecten.

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Apuntes sobre la obra de Josefa Tolrà

DIBUJOS FUERA DE NORMA
Pilar Bonet

(…)
Josefa Tolrà, más allá de la clasificación asumida de “art brut” que Jean
Dubuffet instauró en 1945, nos ofrece la oportunidad para revisar parámetros de
interpretación muy actuales que se ofertan en recientes exposiciones y discursos
críticos sobre la mística en artistas mujeres o la tradición esotérica en el arte.

Recordemos la relación entre médiums y artistas en exposiciones recientes: en el
caso de Víctor Hugo o los surrealistas, proyectos como ‘The Message. Art and
Occultismo’ (2008); la relación entre ciencia, arte y fenómenos que se escapan de la
razón, ‘L’Europe des esprits ou la fascination de l’occulte’, 1750-1950 (2011);
los caminos de acceso a lo desconocido, arte y ciencia, ‘LÂme au corps, art et
sciences’, 1793-1933 (1993): el vínculo entre arte occidental y espiritualidad desde
el siglo XIX, ‘Traces du sacré’ (2008); el interés por revisar las nomenclaturas y
contenidos, ‘European Self-Taught Art: Brut or Naïve?’ (2000), o la sala dedicada
al conocimiento no racional que el comisario Massimiliano Gioni propuso en la reciente
Bienal de Venecia.

También los múltiples estudios y exposiciones sobre mujeres
artistas y la trascendencia psíquica: su relación con la alquímia y el esoterismo,
Remedios Varo o Emma Kunz; la importancia de la tarea de dibujar como antídoto
psíquico en situaciones de depresión, Unica Zürn, Hélène Reimann o Louise
Bourgeois; las obras redescubiertas de la sueca Hilma af Klint, coetánea de la
vanguardia más hegemónica; la producción ‘Myrinerest’ de Magde Gill o las obras de
Laure Pigeon, Aloïse Corbaz, Georgine Hu y Henriette Zèphir. En definitiva, la
exploración y la representación de lo invisible, la experiencia de las médiums y la
existencia de un fluido vital que se transmite en la producción artística. Un relato coral
entre mujeres que tejen su obra con experiencias psíquicas y procesos identitarios
fuera de norma.

(Fragmento, artículo de catálogo)

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La médium en el museo

UNA VIDENTE EN EL MUSEO DE ARTE CONTEMPORÁNEO
Pilar Bonet

En la sala 401 del MNCARS de Madrid, en el contexto de la presentación de la ‘Colección 2’ del museo (¿La guerra ha terminado? El arte en un mundo dividido, 1945-1968), se exhiben seis dibujos de una autora llamada Josefa Tolrà. Comparten sala con diversas obras de artistas internacionales relacionados con el Art Brut y otras sintaxis visuales lateralizadas de los cánones oficiales del arte de la postguerra europea (Brassaï, Fautrier, Michaux, Hartung, Wols, Dubuffet).

Junto a las formas oscuras, matéricas y siniestras de las obras de esta sala, los dibujos de Josefa Tolrà destilan espiritualidad, ligereza, luz, gran libertad de trazo y una iconografía particular donde se escenifican imaginarios que van de las escenas populares a las visiones cósmicas. Sus personajes casi etéreos están tejidos con líneas de colores y filigranas decorativas que proyectan espacio a través de la sobreposición de planos y figuras.

MNCARS. Sala 401. Dibujos de Josefa Tolrà (1980-1959)

¿Quién es esta autora? La única referencia que consta en la hoja de sala y en el descriptor de la audio guía indica que se trata de una artista nacida en Cabrils (1880-1959) y que realizaba los dibujos durante su estancia en un hospital psiquiátrico. Así mismo indica que fue visitada y admirada por los artistas del grupo Dau al Set: ‘La imaginación desinhibida de Josefa Tolrà (1980-1959), desplegada desde su reclusión psiquiátrica, recibirá la atención fascinada de los componentes de la vanguardia catalana de Dau al Set a finales de los cuarenta’. Nada más.

Breve presentación que incluye una incorrección interesante: Josefa Tolrà nunca estuvo en un hospital psiquiátrico ni recibió atención médica o tratamiento alguno por patologías mentales. Ni loca, ni marginada ni infantil; una mujer analfabeta y campesina que encuentra en el dibujo y entre los trazos caligramáticos de su escritura la serenidad interior contra la malura de la pérdida de sus hijos: sólo cuando dibujo me siento en paz, comentaba.

A pesar de esta sucinta información en sala, los dibujos son apreciados por los visitantes, generando numerosos comentarios y gran admiración entre los espectadores que reconocen en los dibujos una fuerza singular y extraña. Quizás nada nuevo, pero sí algo un poco diferente en el conjunto de la colección de arte contemporáneo.

Después de años de silencio y olvido, las obras de esta autora desconocida se ofertan a la contemplación del público (en la colección del museo hay un total de 37 obras) y se legitiman como arte en el contexto de la institución. La voluntad crítica que ha mediado en la exhibición de estas obras, por parte de la dirección del centro, merece un gran reconocimiento por su valentía de exponer a una artista inédita. Esta actuación del museo nos presta la oportunidad de seguir trabajando en la catalogación y la lectura crítica de una mujer ajena al mundo académico del arte y las letras pero capaz de producir casi un centenar de dibujos, escribir numerosas libretas con textos sobre historia o filosofía, bordar telas y conversar sobre arte. Actividades que llevaba a cabo para su sosiego interior y guiada por los estados de trance que le permiten entrar en comunicación con seres más allá del mundo material. Dotada de singulares capacidades psíquicas, Josefa Tolrà dibuja y nos pone en contacto con la angelitud: la médium en el museo!

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La actividad mental inconsciente de Josefa Tolrà

HABITAR LOS INTERSTICIOS. ARTE Y OTRAS REALIDADES
Teresa Grandas
(…)
Algunas corrientes de vanguardia, en tanto que formas de investigación de lo abstracto, mantuvieron un fuerte vínculo con la revelación de otras formas de consciencia. Tanto el cubismo como el futurismo se interesaron por la hermenéutica y lo oculto. Muchos artistas participaron en sesiones espiritistas, en el caso de Italia, Giacomo Balla, Arnaldo Ginna o Enrico Prampolini son algunos ejemplos. El pintor Frantisek Kupka participó en este tipo de sesiones en tanto que médium. Interesado por la cuarta dimensión, también exploró la interpretación artística de la piel pétrea, la imagen del cuerpo a través de los rayos-x. Algunos de los artistas holandeses que se unirían alrededor de Die Stijl relacionaron la ciencia con la teosofía: el tríptico “Evolución” de Piet Mondrian es un buen ejemplo, siendo clave la influencia del matemático y teósofo M.H.J. Schoenmaekers sobre su trabajo; y en este contexto también fue significativo el trabajo de Elisabeth Stoffers. En el surrealismo confluyeron los campos magnéticos, lo hipnótico, el éxtasis y el automatismo. Sin embargo este interés no quedó reducido a las primeras décadas del siglo XX, sino que tuvo continuidad en las manifestaciones artísticas posteriores como en la expansión de energía que proponía lo cinético; en la psicodelia; en el interés por lo telepático que manifiestarían artistas como Robert Filliou o Robert Barry; o en las performances hipnóticas de Matt Mullican y más recientemente de Marcos Lutyens. Más allá del ámbito de la práctica del arte, son interesantes los transformadores de entorno que en 1968 desarrollaron el grupo de arquitectos Haus Rucker&Co., a través de dispositivos de distorsión perceptiva y expansión mental, distanciando a la arquitectura de su condición formal e inamovible.
Hypnos, dios de los sueños en la mitología griega, procuraba reposo tranquilo y sueños amables, pero su dominio era oscuro y atravesado por el río del olvido. El sueño o el trance son formas de acceso a otra dimensión. En el trance hipnótico o mediúmnico, la voluntad del sujeto quedaría abolida a través de diferentes formas de sugestión, permitiendo la emergencia de actividad mental inconsciente. El médium es el conducto por el que se manifiesta el espíritu a través de manifestaciones fluídicas, de la palabra, el gesto, la escritura o del dibujo. En 1911 Agustin Lessage estaba realizando su trabajo en una mina cuando sintió una voz en la oscuridad que le indicó que debía pintar. A partir de ese momento descubrió sus dotes de médium y exploró la comunicación y la relación con los espíritus, siguiendo las instrucciones de voces que le dictaban lo que debía plasmar en las telas. A pesar de carecer de formación artística alguna, realizó un gran número de obras, la mayoría grandes formatos en los que creaba retablos o formas piramidales compuestas por detalles muy minuciosos, que recuerdan a algunos dibujos de Wölfli. Estos dibujos fueron estudiados por los médicos como medio de comprensión de la expresión del inconsciente. El caso de Lessage asemeja bastante al caso que nos ocupa de Josefa Tolrà, y son bastantes los ejemplos de artistas cuya obra tiene relación con impulsos más allá de la propia consciencia. Sin embargo, quisiera mencionar a dos artistas contemporáneas a Tolrà cuyos trabajos me parecen especialmente destacables. Una de ellas es Hilma af Klimt (1862-1944), cuya formación artística e intelectual la había llevado a interesarse por el libro “La doctrina secreta” (1888) de Helena Blavatsky, por los trabajos de Leadbeter y Besant, así como por las teorías antroposóficas de Rudolf Steiner. Entre 1896 y 1906 realizó regularmente sesiones ocultistas con cuatro amigas junto a las que formó el grupo “De Fem” (las Cinco). De estas sesiones de espiritismo surgieron gran cantidad de cuadernos de textos y de dibujos, realizados en trance. Tras dos años de preparación guiada comenzó a pintar sus lienzos. Rudolf Steiner fue a conocer sus trabajos en 1908, pero se mostró crítico con las pinturas mediúmnicas, y tras este encuentro ella abandonó su actividad durante algún tiempo. Sin embargo, a partir de 1912 Hilma af Klint continuó su trabajo pictórico como médium en un intento de pintar lo que hay tras lo visible. Ella misma reconoció que su mano era guiada inicialmente; más tarde se inspiraría en las imágenes y palabras que percibía en su interior.

(Fragmento, texto de catálogo)

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Josefa Tolrà, Remedios Varo. Los espíritus hablan

SURREALISMO Y VIDENCIA: LA OBRA DE REMEDIOS VARO
María José González

Josefa Tolrà (Cabrils, 1880 – 1959) y Remedios Varo (Anglès, 1908 – Ciudad de México, 1963) fueron contemporáneas durante parte de sus vidas. Ambas nacieron en Catalunya, pero mientras Josefa solo salió un día de Cabrils, Remedios vivió en Madrid, Barcelona, París y, más tarde, durante la II Guerra Mundial, se exilió a México. La una y la otra desarrollaron una importante obra plástica, disfrutaron de la costura, practicaron la comunicación espiritista y cultivaron la búsqueda de la trascendencia. Ambas acompañaron sus pinturas y dibujos con cortos y fantásticos relatos en los que identificaban argumentos y personajes, y representaron magos, diosas y escenas de armonía. Las dos llenaron libretas con sus dibujos y palabras. Pero mientras Josefa Tolrà realizaba sus pinturas alejada del mundo artístico y de toda presión estética, siguiendo los dictados comunicados por los «seres de luz», Remedios Varo estudió en la Academia de Bellas Artes y trabajó relacionada con grupos surrealistas en Barcelona, París y México. Con ellos compartió el interés por lo oculto y la videncia.

¿Cómo se han considerado este interés y la relación con la mediumnidad en el terreno de las prácticas artísiticas de vanguardia, y en concreto en el contexto surrealista? ¿Y en relación a la obra de las artistas, como Remedios Varo, que formaron parte de estos contextos?

Arte moderno y espiritismo.
El resurgimiento del interés por formas de conocimiento y espiritualidades heterodoxas estuvo presente, desde finales del siglo XIX, en la obra de muchos y muchas artistas que deseaban oponerse a la cultura hegemónica, al racionalismo científico e industrial y a la religión institucionalizada. Muchas exposiciones han dado cuenta de lo estrecho de esas relaciones, desde la pionera The Spiritual in Art: Abstract Painting, 1890–1985 hasta la reciente sobre la pintora y vidente sueca Hilma af Klint.

(Fragmento, artículo catálogo)

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Sobre la obra ‘Virgen del peregrino’ de Josefa Tolrà

LA DONA D’AIGUA I EL SEU FRUIT
Raimon Arola

1. Normal i estrany
El món occidental és ben sorprenent, ha arribat a considerar estranys a les dones i als homes que contemplen els éssers imaginaris, que veuen dracs, dones d’aigua, unicorns i la resta d’un bestiari fascinant; en canvi, aquells que no veuen més que la matèria exterior són considerats normals. Realment, aquest plantejament sembla quelcom greu, i encara ho sembla més si tenim en compte que el món global s’emmiralla en el món occidental.
Tanmateix els humans que veuen i conviuen amb els éssers imaginaris no són, ni molt menys, especials ni estranys. Ells viuen en companyia de la natura viva, els estranys, podríem dir, són la resta, que necessiten jocs informàtics i altres mitjans semblants per contemplar un tímid reflex de la vida oculta!
M’explicava un amic savi i, segurament per això, desconegut del món, que Occident va deixar de contemplar als éssers que viuen en l’interior de la natura quan, a partir de la Edat Mitjana, va dedicar-se a cremar als vidents i als dotats de capacitats mediúmiques, acusant-los de bruixeria i altres males màgies. I, també, quan uns altres personatges amb les mateixes capacitats seguien els seus impulsos espirituals i entraven en convents o ordres cèlibes de tota mena. Així, els uns per una mort prematura i els altres per un vot de castedat, les dones i els homes amb sensibilitat per veure espectres de la realitat que no tothom pot observar van deixar de reproduir-se i, per tant, de transmetre el seu llinatge especial. D’aquesta manera, els europeus van anar aniquilant poc a poc un dels tresors més preuats de la humanitat, com un fill neci es gasta el bo i millor de l’herència.
Després, aquest dipòsit familiar és ben difícil de recuperar, quasi impossible, i només l’atzar –per dir-ho d’alguna manera– procura que nous individus es relliguin secretament amb llinatges antics i puguin tornar a contemplar la natura viva i oculta, amb tota la seva esplendor d’actors i de llocs. Evidentment amb aquestes paraules ens referim a la Josefa Tolrà, una dona normal entre tants i tants individus insòlits i peregrins que no veuen més enllà d’allò que tenen davants dels nassos.
Els éssers espirituals que eren contemplats per la Josefa apareixen molt ben explicats en les obres d’un gran savi suís, metge, teòleg i vident, anomenat Theophrastus Philippus Aureolus Bombastus von Hohenheim, més conegut com Paracels (1493-1541). Per uns, Paracels fou el darrer dels savis medievals, per altres, el primer savi modern, però en qualsevol cas, en els seus llibres s’ensenya que els éssers imaginaris que apareixen en qualsevol festa tradicional no són invencions de la cultura popular, sinó que estan fortament arrelats en la gran tradició màgica renaixentista. Però, abans d’endinsar-nos en les teories de Paracels voldríem aturar-nos un moment en l’obra de la Josefa Tolrà, concretament en un petit dibuix, doncs, sens dubte, ella va conviure amb molts d’aquestos éssers objectes de l’atenció de Paracels.

(Fragmento, artículo catálogo)

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