Archivo de la etiqueta: médium

Médium y artista

Pilar Bonet
(…)
Josefa Tolrà forma parte de una verdadera constelación de ontofania creativa y ahora su
obra puede verse en Mataró, gracias a la aportación de la familia y la colaboración del
MACBA y el MNCARS. Dibujos que surgen de una experiencia interior, imágenes de
gran inventiva alejados de los modelos técnicos o los tópicos culturales, fuera de los
cánones profesionales o académicos, al margen de la modernidad del mundo del arte
y por ello de enorme magnetismo. El público puede adentrarse en un espacio singular,
itinerar entre escenas costumbristas, mitológicas, bíblicas y espirituales donde el trazo
y el color recuerdan los ornamentos textiles y las tradiciones antiguas más
universales. La gran escena del Jardín del Edén, con una figura de Eva embelesada
frente a la serpiente, abre las puertas a esos múltiples mundos que Josefa Tolrà
visionó y dibujó en Cabrils, acompañada por los “mensajeros de la buena voluntad” y
el “divino maestro Jesús”. Sin duda, todo un acontecimiento para el mundo del arte del
siglo XXI.

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Josefa Tolrà (1880-1959) Dessin de forçe fluidique

Brève histoire)
A l’occasion d’une session spéciale, réservée à des invités, la Sala Gaspar de Barcelone inaugure, au début de l’année 1956, une des dessins de Josefa Tolrà. Une activité programmée par les amis du Club 49, amateurs de la clandestinité et des labyrinthes de l’inconscient. Artistes, mécènes, critiques et amis se réunirent pour visionner et admirer les dessins d’une femme quasiment octogénère, inconnue des milieux académiques et culturels, qui dessine des figures mystérieuses en état de transe. L’exposition est noturne, privée et courte. Une occasion exceptionnelle pour un personnage inédit.
Josefa Tolrà, “la merveilleuse dessinatrice Pepeta Tolrà de Cabrils”, comme la décrit le critique Alexandre Cirici-Pellicer, est un personnage fascinant parmi les artistes du groupe Dau al Set et les membres du Club 49. Une artiste autodidacte qui commence à dessiner à ses 70 ans, sans soif de notoriété, loin du monde officiel de l’art, proche de l’univers astral.
Juan Brossa est l’un de ses admirateurs. Le poète sent une véritable complicité avec la nature surnaturelle, à la fois modeste et réelle, de la médium, un mélange paradoxal. JosefaTolrà peut voir l’aura des gens, débattre philosophie ou de la théorie de la couleur, écrire des textes longs et énigmatiques en castillan (langue qui lui est quasi inconnue) et dessiner des personnages avec des visages d’une énorme profondeur existencielle. Les dessins, autant que les textes, font partie d’un monde qui répondent à ses états des transe, quand elle rencontre les voix ou apperçoit des êtres en état d’apesanteur dans des flux d’énergie cosmique : “les personnages fluides”.
Entre 1944 et 1959, l’artiste de Cabrils (Barcelone) réalise presque une centaine de dessins, écrit et illustre de nombreux livres, compose des poèmes, transcrit des textes, brode des châles avec des filigranes fluidiques, rédige une biographie et porte soin à ses voisins en tant que médium guérisseuse. C’est une femme douce et gentille, d’origine modeste. Une femme qui n’a pas fait d’études, qui commence à dessiner et écrire comme antidote à la tristesse et à la depression. La douleur lui ouvre l’accès à elle-même, commence à interpeler les voix qui murmurent autour d’elle, prend note de leurs diktats. Des êtres inconnus dialoguent avec Josefà et elle transcrit une partie de leurs discours dans des cahiers à la calligraphie élaborée et au trait assuré, des textes qui dessinnent des forces fluidiques sur le papier à la manière de calligrammes magiques.
En peu de temps, la medium devient populaire parmi artistes, poètes et amis qui lui rendent visite dans sa maison de Cabrils, parmi lesquels Villèlia. Ils admirent les visions cosmiques de ses dessins et s’étonnent de ses discours. Joan Brossa maintient un lien très spécial avec la médium et, à de nombreuses occasions,il se souvient d’extraordinaires moments de transe créative de Josefa Tolrà.

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Exposition et catalogue. josefa Tolrà

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L’exposition propose une présentation large et inédite des dessins et des écrits de Josefa Tolrà. Un événement important pour la singularité des travaux et leur capacité à établir de nouvelles lectures critiques sur l’idée de l’art et la condition psychique de ses sources. Le titre présente le personnage (JT), le support créatif fondamental (dessin) et le caractère médiumnique de sa production (elle-même intitule les dessins et les personnages par le terme “force fluidique”).
Nous avons retrouvé et répertorié plus de 50 œuvres faites de matériaux et techniques différents. Egalement, plusieurs carnets de textes et d’illustrations ainsi que des châles brodés de dessins fluidiques. Les œuvres et les documents appartiennent à différentes collections privées et 3 musées publics détenant des collections d’art contemporain international (LaM, Macba, Mncars). Ce matériel permet de décrire et d’analyser l’héritage d’une artiste inclassable que l’imprévisible postérité fait émerger de l’oubli.
Au cours des dernières années, certaines expositions et textes critiques ont abordé les questions qui mettent en relation l’art et l’occulte depuis l’avant-garde ou qui démontrent le rôle de vraies doctrines occultes ou spirituelles dans la création de l’art abstrait ou figuratif, du symbolisme à nos jours. Les relations entre l’art occidental et l’occulte ou le surnaturel, les productions artistiques liées à l’intérêt ou aux expériences qui ont trait au magique ou à l’hermétique ont généré de nouvelles lignes de lecture critique sur l’art contemporain de grand intérêt pour notre débat actuel sur l’art et la culture.
JT, plus qu’une représentante des modèles de l’art brut, nous offre une extraordinaire opportunité d’investiguer les paramètres de lectures très actuelles qui émergent dans de récentes expositions et discours critiques. Analyser la réception de ses dessins et des expériences entre artistes et critiques à partir d’une lecture historique d’exemples antérieurs et internationaux et également dans le cercle de l’art barcelonais des années. Générer une analyse critique et poétique (politique) sur le caractère de “médium” de ce personnage et sa situation avec une légende commune à d’autres femmes artistes qui relient leur production aux expériences psychiques et le processus identitaire et vital.

En définitive, nous souhaitons analyser et interpréter l’exploration et la représentation de l’Invisible à partir de l’expérience des médiums et l’existence d’un fluide vital qui se communique dans la production artistique.

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Exposición de dibujos, textos y bordados de Josefa Tolrà

Una iniciativa de: ACM Associació per a la Cultura i l’Art Contemporani | Organització i producció: Direcció de Cultura. Ajuntament de Mataró

Recerca, documentació i catalogació: Pilar Bonet, Sandra Martínez, Dani Montlleó, Eulàlia Salvador | Curadora de l’exposició: Pilar Bonet

Producció: Gisel Noè | Vídeos: Jordi Cuyàs, Deliris | Interactius: Cristian Jeronimo, Fèlix Sainz | Servei educatiu: Les Salonnières

Agraïments, Maria Tolrà, Família Lladó Tolrà, Sígfrid Galbany, Toni Lloret, Família Villèlia, MACBA Museu d’Art Contemporani de Barcelona, MNCARS Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Activitats a l’entorn de l’exposició | Visites comentades. A càrrec de Pilar Bonet, curadora de l’exposició
8 de gener / a les 8 del vespre
21 de març / a 2/4 de 12 de la nit
[Després de la visita comentada, conversa amb una mèdium, prèvia invitació]

Presentació del catàleg. A càrrec de Pilar Bonet, María José González i Gerard Horta, professors de la Universitat de Barcelona
21 de febrer / a les 7 de la tarda

Direcció de Cultura de l’Ajuntament de Mataró
937 582 361 / cultura@ajmataro.cat

Del 21 de desembre de 2013 al 30 de març de 2014

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exposición ‘josefa tolrà. Dibujo fuerza fluídica’

Exposición, sala 5: dibujos de fantasías astrales, planetas, aerolitos y seres de luz de Josefa Tolrà

| TANCAR ELS ULLS | espai 5
éssers de llum, mèdiums, fantasies astrals, planetes, aeròlits

Josefa Tolrà veia l’aura de les persones. Ella coneixia que dessota l’aparença material hi ha un món interconnectat que emergeix i es transforma des de les connexions còsmiques. Hi accedia a través dels guies espirituals i només amb propòsits dignes i amb elevada vibració. Josefa, amb el do de la imatge i el verb, arribava a la comprensió mística del sentit de la vida i aconseguí així reconfortar-se en el dolor per la pèrdua dels éssers estimats.

Els dibuixos de planetes, fades, àngels i figures evanescents són captivadors i mistèrics, basats en la grafia de cercles dinàmics que es ramifiquen i enrosquen sobre sí mateix. Una expressió visual afí a les visions del seu trànsit mediúmnic, de la connexió que Josefa establia entre el món material i l’astral. El dibuix flueix sense conceptualització prèvia, quan l’autora estava en estat de buit. Són psicografies que transmeten el missatge dels éssers de llum i que cal llegir defora la interpretació iconogràfica tradicional. Veiem figures transparents, éssers astrals, visions panetàries, mirades de mèdiums, genis, aeròlits espacials o deesses del foc. Allò que la raó nega i els seus ulls delecten.

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La actividad mental inconsciente de Josefa Tolrà

HABITAR LOS INTERSTICIOS. ARTE Y OTRAS REALIDADES
Teresa Grandas
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Algunas corrientes de vanguardia, en tanto que formas de investigación de lo abstracto, mantuvieron un fuerte vínculo con la revelación de otras formas de consciencia. Tanto el cubismo como el futurismo se interesaron por la hermenéutica y lo oculto. Muchos artistas participaron en sesiones espiritistas, en el caso de Italia, Giacomo Balla, Arnaldo Ginna o Enrico Prampolini son algunos ejemplos. El pintor Frantisek Kupka participó en este tipo de sesiones en tanto que médium. Interesado por la cuarta dimensión, también exploró la interpretación artística de la piel pétrea, la imagen del cuerpo a través de los rayos-x. Algunos de los artistas holandeses que se unirían alrededor de Die Stijl relacionaron la ciencia con la teosofía: el tríptico “Evolución” de Piet Mondrian es un buen ejemplo, siendo clave la influencia del matemático y teósofo M.H.J. Schoenmaekers sobre su trabajo; y en este contexto también fue significativo el trabajo de Elisabeth Stoffers. En el surrealismo confluyeron los campos magnéticos, lo hipnótico, el éxtasis y el automatismo. Sin embargo este interés no quedó reducido a las primeras décadas del siglo XX, sino que tuvo continuidad en las manifestaciones artísticas posteriores como en la expansión de energía que proponía lo cinético; en la psicodelia; en el interés por lo telepático que manifiestarían artistas como Robert Filliou o Robert Barry; o en las performances hipnóticas de Matt Mullican y más recientemente de Marcos Lutyens. Más allá del ámbito de la práctica del arte, son interesantes los transformadores de entorno que en 1968 desarrollaron el grupo de arquitectos Haus Rucker&Co., a través de dispositivos de distorsión perceptiva y expansión mental, distanciando a la arquitectura de su condición formal e inamovible.
Hypnos, dios de los sueños en la mitología griega, procuraba reposo tranquilo y sueños amables, pero su dominio era oscuro y atravesado por el río del olvido. El sueño o el trance son formas de acceso a otra dimensión. En el trance hipnótico o mediúmnico, la voluntad del sujeto quedaría abolida a través de diferentes formas de sugestión, permitiendo la emergencia de actividad mental inconsciente. El médium es el conducto por el que se manifiesta el espíritu a través de manifestaciones fluídicas, de la palabra, el gesto, la escritura o del dibujo. En 1911 Agustin Lessage estaba realizando su trabajo en una mina cuando sintió una voz en la oscuridad que le indicó que debía pintar. A partir de ese momento descubrió sus dotes de médium y exploró la comunicación y la relación con los espíritus, siguiendo las instrucciones de voces que le dictaban lo que debía plasmar en las telas. A pesar de carecer de formación artística alguna, realizó un gran número de obras, la mayoría grandes formatos en los que creaba retablos o formas piramidales compuestas por detalles muy minuciosos, que recuerdan a algunos dibujos de Wölfli. Estos dibujos fueron estudiados por los médicos como medio de comprensión de la expresión del inconsciente. El caso de Lessage asemeja bastante al caso que nos ocupa de Josefa Tolrà, y son bastantes los ejemplos de artistas cuya obra tiene relación con impulsos más allá de la propia consciencia. Sin embargo, quisiera mencionar a dos artistas contemporáneas a Tolrà cuyos trabajos me parecen especialmente destacables. Una de ellas es Hilma af Klimt (1862-1944), cuya formación artística e intelectual la había llevado a interesarse por el libro “La doctrina secreta” (1888) de Helena Blavatsky, por los trabajos de Leadbeter y Besant, así como por las teorías antroposóficas de Rudolf Steiner. Entre 1896 y 1906 realizó regularmente sesiones ocultistas con cuatro amigas junto a las que formó el grupo “De Fem” (las Cinco). De estas sesiones de espiritismo surgieron gran cantidad de cuadernos de textos y de dibujos, realizados en trance. Tras dos años de preparación guiada comenzó a pintar sus lienzos. Rudolf Steiner fue a conocer sus trabajos en 1908, pero se mostró crítico con las pinturas mediúmnicas, y tras este encuentro ella abandonó su actividad durante algún tiempo. Sin embargo, a partir de 1912 Hilma af Klint continuó su trabajo pictórico como médium en un intento de pintar lo que hay tras lo visible. Ella misma reconoció que su mano era guiada inicialmente; más tarde se inspiraría en las imágenes y palabras que percibía en su interior.

(Fragmento, texto de catálogo)

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Josefa Tolrà y Remedios Varo: Los espíritus hablan. Texto de María José González.

SURREALISMO Y VIDENCIA: LA OBRA DE REMEDIOS VARO
María José González

Josefa Tolrà (Cabrils, 1880 – 1959) y Remedios Varo (Anglès, 1908 – Ciudad de México, 1963) fueron contemporáneas durante parte de sus vidas. Ambas nacieron en Catalunya, pero mientras Josefa solo salió un día de Cabrils, Remedios vivió en Madrid, Barcelona, París y, más tarde, durante la II Guerra Mundial, se exilió a México. La una y la otra desarrollaron una importante obra plástica, disfrutaron de la costura, practicaron la comunicación espiritista y cultivaron la búsqueda de la trascendencia. Ambas acompañaron sus pinturas y dibujos con cortos y fantásticos relatos en los que identificaban argumentos y personajes, y representaron magos, diosas y escenas de armonía. Las dos llenaron libretas con sus dibujos y palabras. Pero mientras Josefa Tolrà realizaba sus pinturas alejada del mundo artístico y de toda presión estética, siguiendo los dictados comunicados por los «seres de luz», Remedios Varo estudió en la Academia de Bellas Artes y trabajó relacionada con grupos surrealistas en Barcelona, París y México. Con ellos compartió el interés por lo oculto y la videncia.

¿Cómo se han considerado este interés y la relación con la mediumnidad en el terreno de las prácticas artísiticas de vanguardia, y en concreto en el contexto surrealista? ¿Y en relación a la obra de las artistas, como Remedios Varo, que formaron parte de estos contextos?

Arte moderno y espiritismo.
El resurgimiento del interés por formas de conocimiento y espiritualidades heterodoxas estuvo presente, desde finales del siglo XIX, en la obra de muchos y muchas artistas que deseaban oponerse a la cultura hegemónica, al racionalismo científico e industrial y a la religión institucionalizada. Muchas exposiciones han dado cuenta de lo estrecho de esas relaciones, desde la pionera The Spiritual in Art: Abstract Painting, 1890–1985 hasta la reciente sobre la pintora y vidente sueca Hilma af Klint.

(Fragmento, artículo catálogo)

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Josefa Tolrà, apuntes biográficos.

LA FUERZA FLUÍDICA DE JOSEFA TOLRÀ
Sandra Martínez, Eulàlia Salvador

Josefa Tolrà Abril nació el 8 de enero de 1880, en el pequeño pueblo de Cabrils, situado en el Maresme. Su vida empezó como la de tantas chicas de familia humilde y trabajadora. Cursó estudios primarios, aprendió a leer y a escribir y, cuando llegó el momento, colaboró con la economía familiar trabajando en la fábrica textil del pueblo.

A través de amigos comunes Josefa conoció a un trabajador del campo, Jaume Lladó. Se casaron y ella dejó la fábrica para dedicarse a la familia y ayudar a su marido. Fruto de este matrimonio nacerían sus tres hijos: Joan, Maria y Pere.

El destino hizo que con solo 14 años, después de una larga enfermedad, fallezca su hijo menor, Pere. Josefa, a pesar de ser muy creyente, sufrirá una grave depresión, aunque con el tiempo conseguirá sobreponerse. Pero en 1936 estalla la Guerra Civil Española y su hijo mayor Joan muere durante la contienda. Cuando se enteran de la terrible noticia, madre e hija se abrazan, llorando, en silencio. No hay gritos, no hay rabia. Únicamente dolor. Es ese dolor precisamente, el que hace que algo extraño ocurra. Se abre una sorprendente vía de comunicación con “los seres de luz” o “los de arriba”, como ella les denominaba, impulsada por la Fuerza Fluídica, tan presente en sus textos y obras.

Al principio Josefa tenía miedo porque no comprendía lo que estaba ocurriendo. El miedo hizo que no quisiera quedarse sola, ya que figuras y voces intentaban comunicarse con ella. Cuando explicó lo que ocurría a su familia, lejos de pensar que estaba enferma, la apoyaron en todo momento y la invitan a escribir y pintar lo que esas voces y esas caras le dictan. Así, el miedo desaparece

Con 60 años empieza a hacer garabatos con una libreta y un bolígrafo. Garabatos y más garabatos, como una escritura automática. Llena varias libretas con estos extraños símbolos que poco a poco van evolucionando. Finalmente los grafismos se convirtieron en formas definidas. Escribe e ilustra una gran cantidad de libretas con mensajes comunicados directamente por “los seres de luz” y, en muchas ocasiones firmados también por ellos. Lo más sorprende es que nuestra protagonista nunca salió de Cabrils, solo en una ocasión para ir un día a Badalona a visitar una médium. No tenía acceso a libros, ni cursó estudios, pero en sus libretas escribe poesías, habla de ciencia, de lugares lejanos (como por ejemplo el Líbano) o de hechos históricos? Estos textos los acompaña de sorprendentes y maravillosos dibujos. Algunos representan escenas cotidianas, otros retratos de personajes como Marconi, Jacint Verdaguer o Napoleón Bonaparte.

Las libretas dieron paso a dibujos realizados en láminas. Su hija Maria, que trabajaba en la fábrica textil en la que también estuvo su madre, le facilitaba los rotuladores, lápices, bolígrafos y papeles. Estos dibujos están hechos en hojas de papel de diferentes tipos, incluso algunos en el reverso de papel charol. No disponían de más pero a Josefa no le importaba, lo único que quería era pintar. “Solo pintando me siento feliz” dijo en más de una ocasión.

(Fragmento, artículo catálogo)

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Arte extraordinario de Josefa Tolrà.

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Médium y artista, Josefa Tolrà (1880-1959)
Pilar Bonet

En sesión especial, reservada para invitados, la Sala Gaspar de Barcelona
inauguró el 18 de enero de1956 una exposición de dibujos de Josefa Tolrà. Actividad
programada por los amigos de la asociación cultural Club 49, amantes de la
clandestinidad y los laberintos del inconsciente. En aquella ocasión, artistas,
patrocinadores, críticos y amigos se reúnen para admirar los dibujos de una mujer casi
octogenaria, desconocida en los ambientes académicos y culturales, que traza
misteriosas figuras bajo estados de trance mediúmnico. La exposición fue nocturna,
privada y breve. Una ocasión excepcional para un personaje inédito, una campesina
de Cabrils que recrea extraordinarias visiones de gran contenido simbólico. En aquella
exposición se mostraron 12 dibujos elegidos por el psiquiatra Joan Obiols, en
diferentes técnicas y formatos, la mayoría de ellos bajo el título Dibujo fuerza
fluídica. El crítico de arte Alexandre Cirici Pellicer comentó dichos y hechos de la
autora.

Josefa Tolrà, “la maravellosa dibuixant Pepeta Tolrà de Cabrils”, como la
describe Cirici Pellicer, fué un personaje fascinante entre los artistas del grupo Dau al
Set y los socios del Club 49 que la visitaron lo largo de los años cincuenta. Una artista
autodidacta que empezó a dibujar a los sesenta años, sin afán de notoriedad, alejada
del mundo oficial del arte y próxima al universo astral. Sus obras manifiestan un
mundo interior que germina defuera los planteamientos tradicionales del arte y que se
perfecciona a lo largo de los años en trazo y representación. Joan Brossa es uno de
sus admiradores, el poeta siente una verdadera complicidad con la naturaleza
hipnagógica de la médium. Josefa puede ver el aura de las personas, disertar sobre
filosofía o teoría del color, escribir largos y enigmáticos textos en castellano (lengua
que casi desconoce) y dibujar personajes con rostros de enorme profundidad
espiritual. Los dibujos, como los textos, son parte de un mundo que aborda en sus
estados de conciencia multidimensional, cuando atiende las voces que la envuelven o
vislumbra seres ingrávidos entre flujos de energía astral: son los personajes fluídicos,
sus hermanos espirituales.

Entre 1942 y 1959 esta clarividente de Cabrils realiza casi un centenar de
dibujos, escribe e ilustra numerosas libretas, compone poemas, transcribe textos,
borda mantones con filigranas fluídicas, redacta una novela y atiende a sus vecinos
como sanadora. Una mujer sin estudios, humilde y apacible, que empieza a dibujar y
escribir como antídoto a la tristeza y la depresión que le ocasiona la muerte de sus
dos hijos varones. El dolor le abre paso directo hacia el más allá, esa matriz cósmica
omnipresente, y empieza a interpelar las voces que murmuran tomando nota de los
dictados. Seres desconocidos y guías espirituales dialogan con Josefa, quien
transcribe con primorosa caligrafía y mágicos caligramas. Ella es, según relata, “una
hermana que tiene la misión de trabajar en el dibujo y también de escribir con
trasmisión de pensamiento”. En poco tiempo la médium se hace popular entre artistas,
poetas y amigos que la visitan en su casa de Cabrils, residencia que nunca abandona:
Joan Brossa, Joan Obiols, Alexandre Cirici Pellicer, Modest Cuixart, Antoni Tàpies,
Moisès Villèlia, Magda Bolumar, Maria Dolors Orriols, Enrique Modolell o Manuel
Cuyàs son algunos de ellos. Todos admiran la visión espiritual de los dibujos, la
técnica gráfica, el misterio iconográfico y los discursos. Joan Brossa mantiene un
vínculo muy especial con la médium y en numerosas ocasiones recordará sus
extraordinarios momentos de catarsis plástica. No se trata de una mujer excéntrica, ni
marginada o loca, Josefa nunca recibe tratamiento médico ni sufre exclusión social, su
obra debe interpretarse desde la singularidad de una visión más allá del mundo
material, capaz de conexiones inusuales entre el cuerpo y la mente en el espacio
infinito de los múltiples mundos.

Piadosa y espiritista, amiga de sus vecinos y madre nostálgica, Josefa Tolrà es
un personaje que se oculta y reaparece entre los arabescos de sus dibujos, en los
jeroglíficos del texto y las fórmulas mágicas del vivir. Una artista y mujer, una más
entre tantas otras ya reconocidas, que encuentra en la creación de dibujos y bordados
un antídoto para el desasosiego interior: “solo cuando dibujo me siento en paz”,
declara a sus familiares. Esta mujer de extraña creatividad, de imposible
clasificación, muere apaciblemente en 1959 iniciando su último viaje hacia los “seres
de luz” que siempre le han acompañado. Su única hija, Maria Lladó, preservó el
legado, así mismo la voluntad de no comercializar las obras. Los dibujos son regalos
de los ángeles de luz, ella solo una mediadora entre los guías espirituales y el mundo
físico, y por lo tanto se ofrecen como dádiva para disfrutar de tal escritura simbólica.
Josefa Tolrà regalaba los dibujos, fruto del poder creador que llevamos dentro y que
ella trazó con paciencia y amor.

(Fragmento, artículo de prensa)

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Josefa Tolrà, espiritismo como forma de pensamiento autónomo. Texto de Gerard Horta.

L’espiritisme català: potència popular a l’encalç d’una vida diferent per sempre
Gerard Horta

La vida de Na Pepeta Tolrà coincideix en gran manera, en termes cronològics, amb l’esclat contemporani als Països Catalans d’un moviment socioreligiós com l’espiritisme, els trets distintius del qual –dels anys seixanta del XIX al 1939 (amb el tancament del més d’un centenar llarg de centres només a Catalunya, i l’empresonament i la desaparició de militants)– esdevenen excepcionals a escala europea: pels continguts revolucionaris –impugnació de totes les dimensions de l’ordre social catòlico-burgès i vincle sostingut d’una part del moviment amb l’anarquisme–, per l’articulació horitzontal de nous models de relacions socials en tots els àmbits de la vida col·lectiva i per la participació multitudinària tant de dones treballadores com, en general, de les classes subalternes.
Des d’una perspectiva antropològica l’estudi de l’espiritisme no en té res d’extravagant: les formes diverses del trànsit –a través de la possessió, la mediumnitat i el xamanisme– abracen els temps i les societats del món i això ha estat un objecte d’estudi clàssic de la disciplina. A l’Europa occidental de mitjan XIX, la sistematització teòrica de la mediumnitat per part del pedagog socialista H.P. Rivail (a) Allan Kardec pren el nom d’espiritisme, que sosté la viabilitat de la comunicació dels vius amb els esperits dels morts alhora que advoca per la transformació profunda de l’ordre establert. Els embrions del moviment a Catalunya afloren abans no finalitzi la dècada dels anys cinquanta del segle XIX (en contra del que diverses fonts havien postulat fins fa deu anys, endarrerint-ne sempre la presència fins al Sexenni Democràtic o més tard i tot).

(Fragmento, artículo catálogo)

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Josefa Tolrà, sobre la autoridad restrictiva de la Razón

HABITAR LOS INSTERSTICIOS. ARTE Y OTRAS REALIDADES
Teresa Grandas

Josefa Tolrá realizó sus obras en estado de trance mediúmnico entre los años cuarenta y cincuenta. En el contexto rural de la postguerra española y en el mismo momento en el que tras el final de la segunda guerra mundial, la CIA desarrollaba programas de control para modificar el comportamiento de los individuos. Mediante experiencias de privación sensorial, estimulación cerebral, proyección subliminal, así como del uso de sustancias químicas de expansión de la consciencia, se buscaba obtener alteraciones y dominación de la conducta; en los años cincuenta incluyeron a hipnotizadores y telépatas en sus investigaciones. Lo cierto es que más allá de las razones ideológicas, políticas o militares que impulsaban estos experimentos, la necesidad de estudiar las posibilidades expansivas de la mente no eran un fenómeno nuevo, y la CIA simplemente se hizo eco de una tradición anterior que eclosiona en la segunda mitad del siglo XIX. La alteración del comportamiento humano a través de lo extrasensorial había sido estigmatizada a lo largo de la historia. Visiones y acciones paranormales, lo que se ha dado en llamar alucinaciones, habían sido consideradas por la medicina como actos erróneos, fallidos o engañosos. Tratadas como patologías del sistema nervioso, relacionadas con la histeria o estados de alienación, se distinguían del espíritu sano. El proyecto moderno que surge en la sociedad industrial marginó este tipo de fenómenos, marcado por un positivismo que exaltaba lo racional como aquello comprobable, demostrable, u objetivable. Sin embargo, la experiencia alucinatoria interesó pronto como forma de disidencia respecto a la autoridad restrictiva de la Razón. Su potencial subversivo atrajo no sólo por su contribución a los métodos alternativos de producción de conocimiento, sino también a las formas de experimentación creativa, e incluso a la ciencia que inicialmente la había ignorado. Estudios filosóficos, teosóficos, científicos y artísticos se centraron en lo no visible, y convergirían en numerosas ocasiones a pesar de sus inquietudes aparentemente inconexas, en un interés progresivo por lo oculto, por el espiritismo, por formas de trance que permitían acceder a otros estados de conciencia como la telepatía, la hipnosis o la sugestión mental. Es en el debate entre la filosofía, la fenomenología y las ciencias neuro-cognitivas donde surgen nuevos procesos de subjetivización que atañen a lo epistemológico, a la percepción, a la estética y a la intersubjetividad.

(Fragmento, artículo catálogo)

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